La célèbre phrase ‘I’m going to Disneyland’ prononcée par les champions du Super Bowl trouve son origine dans un dîner de 1987 où Michael Eisner, PDG de Disney, s’est inspiré des aviateurs Dick Rutan et Jeana Yeager après leur tour du monde sans escale. Cette tradition publicitaire lancée avec Phil Simms au Super Bowl XXI contre 75 000 dollars est devenue un rituel culturel emblématique qui transcende le simple marketing pour incarner la consécration ultime des athlètes victorieux.
Points clés à retenir
- Origine inattendue : La phrase est née de l’inspiration de Michael Eisner après que les aviateurs Dick Rutan et Jeana Yeager aient déclaré vouloir aller à Disneyland après leur exploit de vol autour du monde sans escale
- Premier usage historique : Phil Simms, MVP du Super Bowl XXI en 1987, fut le premier à prononcer cette phrase devant des millions de téléspectateurs, rémunéré 75 000 dollars par Disney
- Rituel post-victoire établi : Chaque MVP participe désormais à une parade triomphale à Disneyland ou Disney World le lendemain de sa victoire, avec illuminations aux couleurs de l’équipe et présence des personnages Disney
- Évolution marketing significative : La rémunération est passée de 75 000 dollars initialement à environ 30 000 dollars, puis à une participation gratuite, la valeur symbolique ayant remplacé la motivation financière
- Impact culturel durable : Cette tradition de près de 40 ans est devenue un symbole d’apogée sportif qui dépasse le cadre du football américain et continue de fédérer fans, familles et athlètes autour d’un moment de célébration iconique

L’origine inattendue d’une phrase culte née d’un dîner en 1987 fascine encore aujourd’hui les passionnés de sport et de marketing. Cette expression devenue emblématique, ‘I’m going to Disneyland’, n’est pas simplement une phrase anodine prononcée par un athlète victorieux. Elle découle d’une tradition lancée par Michael Eisner, alors PDG de Disney, suite à une inspiration puisée chez les aviateurs Dick Rutan et Jeana Yeager, célèbres pour leur vol autour du monde sans escale. Après leur exploit, ils avaient déclaré : ‘We’re going to Disneyland’, traduisant un sentiment d’accomplissement et de célébration.
Cette formule a été adoptée par Disney pour marquer les victoires spectaculaires des sportifs lors d’événements majeurs. Ce tournant s’est matérialisé pour la première fois au Super Bowl XXI, en 1987, lorsque Phil Simms, quarterback des New York Giants et MVP de la rencontre, a prononcé pour la première fois cette phrase devant des millions de téléspectateurs, contre une rémunération de 75 000 dollars. John Elway, quarterback des Broncos, avait également été rémunéré au cas où il aurait remporté le jeu, symbolisant le sérieux et les enjeux derrière cette campagne publicitaire.
Dans cet article, nous explorerons d’abord cette origine surprenante et le contexte de son apparition, puis le rôle pionnier de Phil Simms dans la démocratisation de cette phrase. Ensuite, nous analyserons le rituel post-victoire qui en découle, avec ses parades triomphales et illuminations, avant d’aborder les exceptions notables et les gestes solidaires. Enfin, nous comprendrons l’évolution marketing de cette tradition, de sa valeur pécuniaire initiale à sa portée symbolique iconique aujourd’hui, pour conclure sur les raisons de sa longévité et son impact culturel majeur.
L’origine inattendue : une tradition née d’un dîner avec Michael Eisner et inspirée par des aviateurs légendaires
La fascination pour l’histoire cachée derrière la célèbre phrase ‘I’m going to Disneyland’ commence avec Michael Eisner, figure marquante de la direction de Disney à la fin du XXe siècle. L’idée est née lors d’un dîner où Eisner a été inspiré par les exploits de Dick Rutan et Jeana Yeager, qui avaient réalisé un tour du monde en avion sans escale, une prouesse technique et humaine majeure en aviation. Leur réponse à leur exploit, ‘We’re going to Disneyland’, incarnait la récompense ultime, la célébration d’une réussite hors norme. Eisner a eu alors l’idée de transposer cette logique au monde du sport, où les exploits sont aussi des moments d’exception.
Le Super Bowl, événement sportif américain le plus suivi, paraissait l’endroit idéal pour lancer cette campagne. Le 25 janvier 1987, lors du Super Bowl XXI, Phil Simms, quarterback des New York Giants, après une performance remarquable ayant mené son équipe à une victoire 39-20 sur les Denver Broncos, prononça pour la première fois cette phrase publicitaire devant 75 000 spectateurs au stade et des millions devant leur télévision. Cette première campagne fut un succès retentissant qui posa les bases d’une longue tradition publicitaire. Le fait que Disney ait également rémunéré John Elway, le champion battu, au cas où, souligne la stratégie commerciale soigneusement orchestrée.
Ce lancement fut un parfait mélange d’exploitation marketing et de célébration sportive. Le lien établi entre un exploit héroïque et la récompense symbolique d’une visite à Disneyland ou Disney World a captivé l’imaginaire collectif. Cette dynamique a permis de créer une nouvelle norme à suivre dans toute victoire majeure, rendant cette phrase culte incontournable.

Phil Simms ouvre la voie : le premier MVP à crier ‘I’m going to Disney World!’
Phil Simms incarne la première figure sportive à associer victoire et célébration Disney dans la mémoire collective. Lors du Super Bowl XXI, sa performance fut tout simplement mémorable : avec 22 passes réussies sur 25 tentées et 268 yards gagnés, il s’est imposé comme le joueur le plus décisif du match. Son équipe, les New York Giants, a écrasé les Broncos 39 à 20, soulignant leur domination sur la rencontre.
Après cette victoire, il fut sollicité pour prononcer la phrase qui a lancé la campagne publicitaire : ‘I’m going to Disney World!’. Cette initiative s’était révélée payante à la fois pour Disney, qui associait ainsi sa marque aux moments de gloire, et pour les sportifs, qui voyaient cette proclamation comme une consécration.
La somme de 75 000 dollars versée à Simms pour ce slogan publicitaire n’était pas anodine et soulignait l’importance prise par le marketing sportif à cette époque. Depuis ce premier succès, cette campagne s’est étendue à d’autres ligues et disciplines sportives, notamment la NBA avec Michael Jordan, où l’impact médiatique fut tout aussi impressionnant. Ce marketing centré sur la victoire résonnait aussi bien auprès des fans que des sportifs, qui avaient désormais une motivation supplémentaire, une visibilité accrue, et un moment de célébration institutionnalisé. Cette phrase est devenue un rituel presque obligé pour le MVP de chaque Super Bowl, renforçant la notoriété croissante de Disney et la connection émotionnelle avec les fans grâce à ce moment de joie partagée.
Le rituel post-victoire : parade triomphale avec Mickey et illuminations féériques
Le succès de cette campagne a engendré un rituel désormais bien ancré : le MVP de chaque Super Bowl visite Disneyland ou Disney World le lendemain de sa victoire pour participer à une parade spéciale. Cette tradition offre un moment de liesse supplémentaire en compagnie des personnages emblématiques de Disney, notamment Minnie et Mickey, qui accueillent les champions sous une ambiance festive et magique. Le château de l’un des parcs est souvent illuminé aux couleurs de l’équipe victorieuse, créant un spectacle visuel fort et un souvenir mémorable.
Ce rituel dépasse la simple apparition publicitaire pour devenir une véritable célébration officielle, ancrée dans la culture sportive et la tradition Disney. Peyton Manning, après sa victoire au Super Bowl 50 avec les Broncos, fut l’une des stars à participer à cette parade, entouré de ses coéquipiers et salué par des milliers de spectateurs. Plus récemment, en 2024, Patrick Mahomes a été repéré à Disneyland avec sa famille, renouvelant ainsi la tradition. Cette présence à Disneyland ou Disney World marque un instant de reconnaissance publique et privée qui embellit le moment de triomphe.
Ce rendez-vous annuel est devenu une institution qui lie le sport de haut niveau au divertissement familial et à l’imaginaire enchanté, attirant une audience toujours plus vaste. Ce rituel renforce aussi le caractère intemporel et universel de la victoire sportive, prolongée au-delà du terrain par cet hommage grandiose.

Exceptions rares qui prouvent la règle : COVID et gestes solidaires
Comme toute tradition, le rituel ‘I’m going to Disneyland’ a connu des exceptions, souvent liées à des circonstances extraordinaires, mais ces cas soulignent également une dimension plus humaine et solidaire. En 2020, en pleine crise sanitaire mondiale, le Super Bowl LIV a vu Tom Brady et Rob Gronkowski, joueurs des Tampa Bay Buccaneers, ne pas pouvoir se rendre à Disneyland ou Disney World en raison de la fermeture des parcs liés à la pandémie de COVID-19. Cette exception montre que même les traditions les plus ancrées sont sujettes à remettre en question face à des enjeux majeurs. De plus, des gestes de solidarité ont parfois modifié ce rituel.
En 2017, Tom Brady a cédé son tour à James White, qui avait inscrit trois touchdowns lors du comeback historique des New England Patriots lors du Super Bowl LI, mettant ainsi en lumière la performance collective au-delà de la seule figure du quarterback. En 2001, Ray Lewis, pourtant l’un des grands MVP, a refusé de prononcer la phrase, laissant la place à Trent Dilfer, ce qui illustre la diversité des attitudes face à cette tradition. Ces exceptions renforcent la valeur humaine et collaborative au cœur de ce rituel, rappelant que la victoire est avant tout un moment partagé, respectueux du contexte.
Évolution marketing : de 75 000 dollars à une tradition gratuite et iconique
Au fil des années, la dimension financière autour de la phrase ‘I’m going to Disneyland!’ a connu une évolution significative. Le paiement initial de 75 000 dollars versé à Phil Simms a progressivement diminué, avec une rémunération d’environ 30 000 dollars offerte à certains joueurs au fil du temps. Paradoxalement, la notoriété et l’importance symbolique de ce moment ont grandement augmenté, à tel point qu’aujourd’hui les équipes participent à cette promotion gratuitement, considérant cette tradition comme une consécration plus précieuse que tout dédommagement monétaire. Cette évolution reflète l’intégration profonde de ce slogan dans la culture du football américain et du sport en général.
Par exemple, en 2020, Disney est devenu le sponsor officiel du MVP du Super Bowl LIV. Patrick Mahomes a ainsi prononcé la phrase en compagnie de Mickey, Minnie et d’un enfant soutenu par la fondation Make-a-Wish, symbole d’un engagement social élargi. Cette évolution met en lumière l’importance croissante des valeurs associées à la marque, au-delà de la simple publicité commerciale. L’image véhiculée est désormais plus humaine, solidaire, et fédératrice, mêlant réussite sportive, reconnaissance sociale et enchantement populaire, ce qui participe à la longévité exceptionnelle de cette campagne.

Pourquoi ça perdure : un symbole d’apogée pour les légendes du sport
Cette phrase a survécu quatre décennies pour devenir un véritable symbole d’apogée dans la carrière des athlètes. Que ce soit à Disneyland ou Disney World, la formule varie selon le parc choisi par le MVP, comme l’ont fait des légendes du football américain telles qu’Eli Manning, Drew Brees ou Patrick Mahomes, habitué aux victoires répétées. Cette alternance ajoute une touche de personnalisation tout en conservant l’universalité de la célébration. L’impact culturel de cette tradition dépasse désormais largement le cadre du football américain. La phrase est entendue dans d’autres sports populaires, renforçant la visibilité et l’écho de Disney à travers un large public.
En près de quarante ans, ‘I’m going to Disneyland’ est devenu un moment incontournable qui clôture le Super Bowl de manière festive et valorisante. Ce rituel touche aussi bien les passionnés de sport que les familles et les fans, incarnant ainsi une connexion intergénérationnelle. La force de cette tradition réside dans son authenticité, sa simplicité et sa capacité à associer victoire sportive, émotion partagée et magie Disney. C’est pourquoi elle continue d’être célébrée avec ferveur, témoignant de la puissance d’une campagne publicitaire devenue un véritable mythe moderne.
Conclusion
En conclusion, la phrase ‘I’m going to Disneyland’ transcende son origine publicitaire pour devenir une véritable icône culturelle et sportive. Partie d’une inspiration inattendue lors d’un dîner en 1987, cette expression s’est imposée comme un rituel multimillénaire, célébrant la victoire et l’accomplissement par une immersion magique dans l’univers Disney. Du premier usage au Super Bowl XXI avec Phil Simms à la transformation marketing de cette pratique, jusqu’au rituel festif et solidaire entourant les MVP, cette tradition incarne à la fois la puissance du sport et la magie du divertissement. Les exceptions récentes dues à la pandémie ont montré sa flexibilité humaine, tandis que son évolution financière témoigne d’un changement vers des valeurs plus symboliques et sociales.
Ce phénomène perdure grâce à son ancrage profond dans la culture populaire et sa capacité à fédérer autour d’un moment unique, joyeux et iconique. Pour les athlètes, c’est une consécration, pour Disney, un partenariat gagnant, et pour les fans, un moment attendu avec impatience chaque année. À l’heure où les campagnes publicitaires cherchent toujours plus d’authenticité et d’émotion, la réussite de ce slogan historique demeure un exemple à suivre. Pour tous les passionnés de sport et de marketing, comprendre cet héritage est essentiel.
Alors, la prochaine fois que vous entendrez ‘I’m going to Disneyland’, rappelez-vous que derrière cette phrase se cache une épopée marketing, un rituel festif, et une légende culturelle qui font vibrer les cœurs depuis plus de trente-cinq ans.






