La Tour de la Terreur a été produit pour la télévision, destiné à l’émission The Wonderful World of Disney. Bien avant Les Pirates des Caraïbes et autre Manoir Hanté et les 999 fantômes, c’est la première fois que Disney choisit de s’inspirer d’une attraction.
L’histoire de La Tour de la Terreur
Hollywood 1939. Une fête a lieu dans le remarquable bâtiment du Hollywood Tower Hotel. Une invitée prestigieuse est attendue. Il s’agit de la jeune actrice Sally Shine. Avec quatre autre personnes, elle monte dans l’ascenseur qui doit la conduire au dernier étage de l’immeuble. Mais quand il arrive, l’ascenseur est vide. Tous ses occupants ont disparu. On raconte qu’ils hantent toujours les lieux
Soixante ans plus tard, le journaliste Buzzy Crocker rencontre une vieille octogénaire qui lui raconte cette histoire étrange, déclarant avoir des révélations à lui faire concernant la mysterieuse disparition de Sally Shine dans l’ascenseur.
Il n’en faut pas plus pour que la curiosité l’emporte et que Buzzy et sa nièce mènent l’enquête…
La Quatrième dimension
Les Fantômes d’Halloween trouve donc son origine dans l’attraction Twilight Zone Tower of Terror qui a ouvert ses portes aux Disney-MGM Studios (aujourd’hui Disney’s Hollywood Studios) à Walt Disney World en juillet 1994.
Tout comme sa version parisienne, il s’agit d’un manège sombre à tour de chute accélérée. Pour sa création l’équipe d’Imagineers s’est inspirée des histoires de Rod Serling, épisodes de The Twilight Zone (La Quatrième dimension) dont Disney a obtenu les droits.
La Tour de la Terreur peut être considérée comme un hybride entre manège à sensation forte et la maison hantée. Bien sûr, ce qui fait la caractéristique de « La Tour de la Terreur » se sont ces dégringolades à en perdre haleine. Mais surtout, elle s’appuie sur une histoire forte et extrêmement sombre.
Une attraction minutieusement élaborée
Voilà un vieil hôtel délabré et abandonné. En entrant, on découvre un hall de réception poussiéreux. Une impression étrange que le temps s’est arrêté envahit tous ceux qui osent y pénétrer.
Dans la bibliothèque, un vieux poste de télévision en noir et blanc s’allume tout à coup. Le reportage qu’il diffuse nous parle de ces cinq clients des années 30 qui semblent avoir disparu un soir d’orage. C’était Halloween. A moins qu’ils ne soient entrés dans la quatrième dimension. Ils ont disparu dans l’ascenseur. D’ailleurs celui-ci est inaccessible depuis.
Seul l’ascenseur de service est maintenant utilisable. Le public y est amené, visitant au passage les sous-sols de l’hôtel. Et on découvre l’imposante chaudière juste avant que les plus courageux n’entrent dans l’élévateur. Peut-être vont-ils le regretter. L’appareil devient fou. A leur tour de rejoindre cette quatrième dimension. Il monte, il monte jusqu’à cet instant. Un arrêt et puis, la chute. L’ambiance est amplifiée par cette musique entêtante de la série télévisiée. Descente aux Enfers ? Qui sait…
L’histoire prend vie sur l’écran
Le téléfilm reprendra donc le thème de l’attraction en évitant toute allusion à la série télévisée des années 60. Il a réussi à créer une ambiance de film d’horreur digne d’Halloween tout en y apportant une touche familiale. Il s’appuie aussi sur un casting de choix tel Steve Guttenberg ou Kisrten Dunst qui deviendra l’égérie de Spiderman.
Voilà un film qui séduira toute la famille quand on veut se faire gentiment peur … Et qui ravira les amoureux de l’attraction. En attendant le remake avec Scarlett Johanson, annoncé en 2021 mais pour lequel aucune information ne filtre à ce jour. Wait and see.