La famille Kennedy s’oppose fermement à la série FX ‘Love Story : John F. Kennedy Jr. & Carolyn Bessette’ de Ryan Murphy, Jack Schlossberg dénonçant publiquement en juin 2025 l’exploitation grotesque de l’image de son oncle sans consultation familiale préalable. Cette controverse souligne les tensions entre respect de la mémoire familiale et liberté artistique dans la représentation médiatique des figures historiques emblématiques.
Points clés à retenir
- Jack Schlossberg dénonce publiquement le 25 juin 2025 sur les réseaux sociaux l’exploitation commerciale de l’héritage de son oncle JFK Jr., réclamant que les bénéfices soient reversés à des œuvres caritatives
- La série dépeint les femmes Kennedy sous un jour critique avec Naomi Watts (Jackie), Grace Gummer (Caroline) et l’actrice incarnant Ethel Kennedy présentées comme des matriarches froides et distantes
- Ryan Murphy privilégie un ton mélancolique plutôt que mordant dans cette production de 9 épisodes diffusée sur Disney+ à partir du 13 février 2026, explorant le voyeurisme médiatique autour du couple
- Le casting prestigieux réunit Sarah Pidgeon (Carolyn Bessette) et Paul Anthony Kelly (JFK Jr.) aux côtés de Naomi Watts, avec des performances saluées particulièrement celle de Pidgeon
- ‘Love Story’ inaugure une nouvelle anthologie de Ryan Murphy consacrée aux couples emblématiques, avec les volets ‘Monstre’ (octobre 2026), ‘All’s Fair’ (novembre) et ‘The Beauty’ (janvier) déjà programmés

L’héritage mondialement reconnu des Kennedy, synonyme de pouvoir politique, d’élégance et de drames familiaux, continue de fasciner et d’inspirer de nombreuses œuvres culturelles. En juin 2025, Jack Schlossberg, fils de Caroline Kennedy et neveu de JFK Jr., a pris la parole sur les réseaux sociaux pour dénoncer l’exploitation qu’il juge grotesque de l’image de son oncle dans une nouvelle série dramatique.
Cette réaction passionnée souligne l’un des dilemmes majeurs liés à la représentation médiatique des figures historiques : comment concilier le respect dû à une famille endeuillée avec la liberté artistique et la captation d’un public avide de récits intimes et sensationnels ? Dans cet article, nous explorerons en profondeur les différentes facettes de cette controverse, en analysant la réaction de Jack Schlossberg, la depiction controversée des figures féminines de la dynastie Kennedy dans la série, le rôle de Ryan Murphy en tant que producteur visionnaire mais controversé, la qualité et la portée du casting, l’accueil critique de la série, ainsi que l’ambition plus large du projet au sein de la nouvelle anthologie Love Story.
Jack Schlossberg dénonce l’exploitation grotesque de l’héritage Kennedy
Le 25 juin 2025, Jack Schlossberg a fait une déclaration publique sur les principaux réseaux sociaux pour exprimer son mécontentement face à la production de la série télévisée consacrée à John F. Kennedy Jr. et à Carolyn Bessette. Agé de 33 ans, il est le fils de Caroline Kennedy, elle-même fille de l’ancien président des États-Unis, et neveu direct de JFK Jr., personnage central de cette dramatisation. Schlossberg a souligné que sa famille n’avait pas été consultée, ni impliquée dans le processus de création, une omission qui, selon lui, dénote un manque de respect flagrant envers l’histoire familiale et l’héritage émotionnel profondément enraciné dans ces destins tragiques.
Il a dénoncé un « profit grotesque » tiré de l’image de son oncle, appelant à un traitement sérieux et honnête des accomplissements ainsi que de la mémoire de JFK Jr., au-delà des commérages et des simplifications sensationnalistes. Cette réaction a pris une dimension encore plus poignante à la lumière de l’épreuve personnelle traversée par Jack Schlossberg à la fin de l’année 2025, avec la perte de sa sœur Tatiana, emportée par un cancer, ce qui renforce sa revendication d’une considération humaine et respectueuse dans la représentation médiatique.
Par ailleurs, il a suggéré que les bénéfices tirés de la série pourraient être reversés à des œuvres caritatives ou à des causes importantes liées à la famille, indiquant ainsi son désir non pas de pure réprobation mais d’une approche éthique. Cette prise de parole publique illustre une lutte récurrente autour du droit à l’image, de la mémoire familiale et de la frontière entre l’art et l’exploitation commerciale, particulièrement vive quand il s’agit d’illustres figures publiques dont la vie a défrayé la chronique pendant des décennies.

Famille Kennedy hostile dans la série: Jackie, Caroline et Ethel dépeintes en matriarches froides
La série en question met également en lumière les relations familiales délicates au sein des Kennedy, en adoptant un prisme critique qui a suscité de nombreuses réactions. Naomi Watts incarne Jacqueline Kennedy dans ses dernières semaines de vie, montrée avec une certaine austérité et un détachement qui surprend les spectateurs habitués à une image plus empathique de l’ancienne First Lady. Grace Gummer campe Caroline Kennedy, fille de Jackie, avec une hostilité perceptible, tandis que le rôle d’Ethel Kennedy, veuve de Robert Kennedy et mère de JFK Jr., est dessiné sous des traits distants et parfois stricts.
Cette représentation a pour vocation de refléter les tensions latentes, les pressions sociales et les nombreux non-dits au sein de cette famille célèbre pour ses drames intérieurs et sa façade publique impeccable. Ces portraits matriarcaux contribuent à un décor dramatique où les femmes, souvent perçues comme les gardiennes du nom et des traditions, exercent une influence ambivalente sur le couple principal, John et Carolyn. La série explore ainsi des thèmes comme la lourdeur des attentes familiales, les rumeurs de discordes et les luttes de pouvoir interne qui exacerbent la charge émotionnelle.
Par exemple, les scènes illustrant les interactions glaciales entre Caroline et Carolyn Bessette montrent combien les différences de statut et de personnalité peuvent créer des fractures, parfois irréparables. Ce traitement poursuit un double objectif : d’une part, humaniser ces figures légendaires en dévoilant leurs failles, d’autre part, illustrer la complexité d’appartenir à une dynastie soumise à l’œil public incessant.
Ryan Murphy ressuscite le couple tragique sous les flashs des paparazzis
La série, créée par Connor Hines mais produite par le célèbre Ryan Murphy, a été dévoilée sur Disney+ à partir du 13 février 2026. Composée de 9 épisodes, la production retrace avec minutie la romance intense entre JFK Jr., incarné par Paul Anthony Kelly, et Carolyn Bessette, interprétée par Sarah Pidgeon, depuis leur rencontre jusqu’au tragique accident d’avion en 1999. Ryan Murphy est reconnu pour ses choix audacieux dans la narration historique et son sens esthétique, mais il a ici opté pour un angle qui met au centre le voyeurisme médiatique omniprésent à cette époque.
Le feuilleton expose en filigrane la manière dont les paparazzis et la presse people ont scruté chaque geste du couple, exacerbant la pression sur leurs carrières et leur vie privée. Carolyn, en tant que cadre chez Calvin Klein, se débat avec un environnement professionnel exigeant, renforçant le sentiment d’étouffement provoqué par la concomitance des projecteurs médiatiques et des attentes familiales. À travers un montage alterné entre scènes intimistes et images volées, la série interpelle sur le paradoxe de dénoncer la traque médiatique tout en la reproduisant à l’écran pour le spectacle.
Ce choix artistique soulève des questions profondes sur l’impact de l’attention publique sur la santé mentale des personnalités publiques et met en lumière les conséquences tragiques d’une telle hyper-exposition. Ainsi, au-delà du simple récit d’amour, la série s’apparente à un miroir critique de la culture de paparazzi qui a marqué la fin du XXe siècle.

Casting prestige: de Naomi Watts à Alessandro Nivola
Le choix du casting de cette série contribue largement à sa notoriété et son impact. Parmi les acteurs principaux, Sarah Pidgeon incarne Carolyn Bessette avec une finesse saluée par la critique, tandis que Paul Anthony Kelly donne vie à JFK Jr. avec sobriété et intensité. Naomi Watts, en Jackie Kennedy, apporte une gravité élégante compatible avec son expérience dans des productions précédentes avec Ryan Murphy, qui l’avait déjà dirigée dans The Watcher et Feud. Grace Gummer incarne Caroline Kennedy, livrant une performance nuancée qui traduit la complexité des émotions écrites par le scénario.
À la distribution s’ajoutent Alessandro Nivola dans le rôle de Calvin Klein, offrant un portrait juste du poids des carrières dans ce contexte, ainsi que Sydney Lemmon (Lauren Bessette), Leila George (Kelly Klein) et Constance Zimmer (Ann Marie Messina). Les annonces du casting ont été étalées sur plusieurs mois, renforçant l’attente autour de la série. Sarah Pidgeon fut annoncée en mars 2025, suivie par Paul Kelly en mai et Grace Gummer en juin, inscrivant ce projet dans une collaboration récurrente entre Ryan Murphy et un groupe d’acteurs de confiance.
La qualité du casting est souvent pointée comme un facteur clé dans l’immersion narrative, permettant au spectateur de s’attacher aux personnages tout en étant confronté à une interprétation crédible des tensions et émotions de la famille Kennedy. Ce plateau prestigieux illustre l’intention du producteur de privilégier un mélange d’acteurs talentueux et expérimentés pour garantir la profondeur dramatique indispensable à un sujet aussi sensible et emblématique.
Critiques: éloge du style mais surprise sur le ton non mordant
L’accueil critique de la série fut globalement positif, en particulier sur la direction artistique qui respecte la mémoire collective de la famille Kennedy, notamment au niveau des décors, costumes et ambiances qui recréent les années 80 et 90 avec une fidélité appréciée. Sarah Pidgeon, notamment, a su éclipser Paul Kelly par son intensité et la complexité de son jeu, ce qui a été un point fort relevé par plusieurs critiques spécialisées.
Cependant, un contraste intriguant apparaît dans le ton adopté : malgré un sujet dramatique et un contexte polémique, la série ne prend pas le parti d’un regard mordant ou critique à la manière d’American Crime Story ou d’autres travaux de Ryan Murphy qui ont souvent satisfait un goût du choc ou de la relecture critique.
Ici, Murphy semble privilégier le voyeurisme assumé, jouant sur l’alchimie du couple principal et la description de leur « prix » à payer dans l’ombre des flashs, sans chercher à creuser particulièrement la dimension sociale ou politique. La figure de Carolyn, cadre indépendante dans la haute couture, est développée comme une icône complexe mais reste dans un registre qui évite les excès. Les spectateurs peuvent être surpris de ne pas retrouver dans cette œuvre la veine profondément critique à laquelle le producteur nous avait habitués, adopté un ton plus doux qui favorise la mélancolie et la nostalgie. Ce choix esthétique et narratif ouvre un débat intéressant sur la manière d’aborder des figures publiques mythiques qui continuent d’influencer la culture populaire.

Anthologie Love Story: premier volet d’une franchise Murphy explosive
Love Story, consacré à JFK Jr. et Carolyn Bessette, est le premier volet d’une opportunité majeure pour Ryan Murphy, qui a inauguré une anthologie ambitieuse autour de couples emblématiques et tragiques. Cette série déploie ainsi un univers narratif parallèle à celui de Once Upon a Time: The Captivating Life of Carolyn Bessette-Kennedy, une œuvre écrite qui a inspiré ce projet. Après Love Story, d’autres volets sont déjà programmés : Monstre, consacré à Ed Gein, dont la sortie est prévue pour octobre 2026, All’s Fair en novembre et The Beauty en janvier.
Cette frénésie créative témoigne de l’énergie débordante de Murphy, qui exploite avec brio des récits riches en drames, charisme et mystère, tout en explorant différentes facettes du destin humain. La série inaugure ainsi une plateforme où se mêlent la tragédie romantique, les enjeux sociétaux et une mise en scène esthétique soignée. Au-delà de la simple reconstitution historique, ce projet met en lumière la fascination contemporaine pour l’intimité des grandes figures publiques, mêlant la mythologie à la réalité. Le succès de cette anthologie pourrait redéfinir la manière dont les récits historiques sont adaptés à l’ère du streaming, ouvrant la voie à des histoires puissantes qui captivent autant qu’elles questionnent la mémoire collective et les limites du spectacle.
Conclusion
La controverse suscitée par la série dédiée à John F. Kennedy Jr. et Carolyn Bessette est symptomatique des tensions permanentes entre mémoire familiale et exploitation médiatique. Jack Schlossberg, en dénonçant l’absence de consultation et le profit jugé indécent tiré de l’héritage familial, invite à une réflexion approfondie sur l’éthique dans la création audiovisuelle autour de figures historiques sensibles. La série, à travers la représentation des femmes Kennedy, les choix narratifs de Ryan Murphy et un casting de premier plan, propose une immersion soignée et esthétique dans un récit à la fois intime et public, mais se distingue par un ton plus mélancolique que critique.
Ce regard pudique mais voyeuriste sur le couple tragique soulève des interrogations sur la frontière entre hommage et spectacle, reflet d’une époque où l’exposition médiatique est à la fois fascine et détruit. Enfin, dans le cadre plus large de l’anthologie Love Story, cette œuvre marque le début d’une série d’explorations passionnantes des destins emblématiques, rappelant que les histoires humaines, même les plus douloureuses, continuent de nourrir notre imaginaire collectif. Il sera intéressant d’observer comment cette collection d’œuvres influencera la représentation des grandes figures du XXe siècle et inspirera de nouvelles formes narratives.
Pour les téléspectateurs et passionnés d’histoire, cette série offre une occasion unique d’approfondir leur compréhension des Kennedy, tout en restant vigilants sur la manière dont ces récits sont mis en scène et commercialisés. Nous vous invitons à visionner Love Story avec un esprit critique, appréciant la qualité artistique tout en réfléchissant à son contexte et à ses implications.






