Disney a pris la décision radicale d’annuler la sortie en salles françaises du film « Ella McCay » avec Emma Mackey et Jamie Lee Curtis, initialement prévue pour le 7 janvier 2026, à seulement deux semaines de la date programmée. Cette déprogrammation fait suite à un échec commercial retentissant aux États-Unis, où le film réalisé par James L. Brooks après 15 ans d’absence n’a généré que 1,9 million de dollars lors de son premier week-end d’exploitation avant de subir une chute de fréquentation de 84% la semaine suivante.
Points clés à retenir
- Le film a connu un démarrage catastrophique aux États-Unis avec seulement 1,9 million de dollars de recettes sur 2500 copies lors du premier week-end
- Malgré un casting prestigieux incluant Emma Mackey et Jamie Lee Curtis, le long-métrage n’a séduit ni la critique ni le public américain
- Cette décision illustre la réactivité de Disney face aux échecs commerciaux majeurs, privilégiant potentiellement une sortie future en VOD ou sur Disney+
- Le film marque le retour raté de James L. Brooks, réalisateur emblématique absent des plateaux depuis 2010
- Cette déprogrammation s’inscrit dans une tendance plus large chez Disney qui a dû faire face à plusieurs flops commerciaux récents

Disney déprogramme Ella McCay en France : choc à deux semaines de la sortie
Le 22 décembre 2025, Disney a officiellement annoncé la déprogrammation en France de son dernier film Ella McCay, initialement prévu pour une sortie en salles le 7 janvier 2026. Cette décision surprenante est intervenue à peine deux semaines après la sortie américaine du long-métrage, où il a connu un démarrage catastrophique. Sur un parc de plus de 2500 copies, le film n’a généré que 1,9 million de dollars lors du premier week-end (12-14 décembre), une performance nettement en dessous des attentes pour une production de ce calibre. Pire encore, la fréquentation a chuté de 84% la semaine suivante, traduisant un désintérêt massif du public américain.
Ce retrait précipité du marché français illustre un phénomène rare mais significatif : la capacité d’un studio aussi puissant que Disney à revoir brutalement sa stratégie de distribution face à un échec commercial majeur. Le film, qui mettait en vedette Emma Mackey, Jamie Lee Curtis et était réalisé par le vétéran James L. Brooks, n’a pas réussi à séduire ni la critique ni les spectateurs. Ce revers soulève des questions sur la pertinence de la programmation, le choix du casting et la réception d’une comédie dramatique dans un marché saturé.
Dans cet article, nous analyserons en détail les raisons de cet échec, le retour raté de James L. Brooks après 15 ans d’absence, les chiffres alarmants du box-office américain, ainsi que les conséquences immédiates pour la France et les perspectives d’avenir pour le film. Enfin, nous replacerons cette déprogrammation dans le contexte plus large de la stratégie de Disney face aux récents flops.
Retour raté de James L. Brooks après 15 ans d’absence
James L. Brooks, un nom emblématique du cinéma américain, faisait son retour derrière la caméra avec Ella McCay, son premier film en tant que réalisateur depuis 2010. Connu notamment pour son travail sur la série animée culte Les Simpson en tant que producteur, Brooks s’était fait une réputation avec des films à la fois profonds et accessibles, mêlant comédie et drame avec subtilité. Ce long hiatus avait suscité un fort engouement autour de ce projet, d’autant plus que le casting promettait une distribution de prestige.
Au centre de cette distribution, on retrouvait Emma Mackey, révélée par la série Sex Education, dont le charisme et le talent avaient déjà convaincu un large public. Elle était entourée de figures expérimentées comme Jamie Lee Curtis, Jack Lowden, Kumail Nanjiani et Woody Harrelson. Ce mélange d’acteurs jeunes et confirmés laissait entrevoir une dynamique prometteuse, capable de porter un récit mêlant comédie et émotions intenses.
Pourtant, malgré ce casting étoilé et la réputation de Brooks, le film n’a pas réussi à convaincre. La longue attente a peut-être joué en sa défaveur, avec un scénario et une mise en scène jugés datés ou insuffisamment percutants par la critique américaine. Ce retour raté soulève également la question de l’évolution du marché cinématographique et des attentes du public, qui semblent parfois difficiles à concilier avec des approches plus classiques du cinéma.
Ce constat invite à réfléchir sur la difficulté pour les réalisateurs vétérans de retrouver leur place dans un univers en constante mutation, où la concurrence se joue aussi bien sur les plateformes de streaming que dans les salles traditionnelles.

Échec critique et public aux États-Unis : les chiffres implacables
Le lancement américain d’Ella McCay a été un véritable désastre, tant sur le plan commercial que critique. Selon Hollywood Reporter, le film a réalisé l’un des pires démarrages pour un blockbuster diffusé sur plus de 2500 copies, un indicateur clé dans l’industrie pour mesurer le potentiel d’un film à large diffusion. Avec seulement 1,9 million de dollars de recettes lors du premier week-end, il a été rapidement qualifié d’« accident industriel » par plusieurs spécialistes du box-office.
La chute de fréquentation de 84% la semaine suivante a confirmé que le bouche-à-oreille était très défavorable. Les critiques ont souvent pointé un scénario manquant de cohérence et une tonalité maladroitement dosée entre comédie et drame, ce qui a créé une expérience confuse pour les spectateurs. Le public, lui, s’est détourné massivement, préférant d’autres sorties plus prometteuses.
Ce flop retentissant a eu un impact immédiat sur la stratégie de distribution internationale, notamment en France où Disney a décidé de ne pas maintenir la sortie en salles. En parallèle, ce revers souligne la pression accrue que subissent les studios hollywoodiens pour rentabiliser rapidement leurs investissements, dans un contexte où la concurrence est exacerbée par la multiplication des plateformes de streaming et la diversification des contenus.
Pour mieux comprendre cette dynamique, il est intéressant de comparer avec d’autres échecs récents de Disney en 2025, qui ont également conduit à des reports ou annulations de sorties dans plusieurs pays européens.
Synopsis : une comédie sur l’idéalisme et les épreuves familiales
Au cœur de Ella McCay se trouve une intrigue centrée sur une jeune femme idéaliste, incarnée par Emma Mackey, qui tente de jongler entre sa vie personnelle et professionnelle. Le film s’inscrit dans le genre de la comédie dramatique, explorant les thèmes universels des relations familiales et des défis que celles-ci peuvent poser. Selon les propos rapportés par Yaaka.fr, il s’agit d’une « comédie sur les gens qu’on aime et les épreuves qu’ils placent sur notre chemin », une formule qui vise à toucher un large public par son réalisme émotionnel.
Malgré cette ambition, la mise en œuvre a été jugée insuffisamment nuancée, avec des personnages parfois caricaturaux et un rythme qui peine à trouver son équilibre entre moments légers et passages plus sombres. Ce manque d’harmonie a contribué à la désaffection du public, qui attend souvent des films de ce type une certaine authenticité et une profondeur émotionnelle soutenue.
Ce synopsis, pourtant prometteur, n’a pas suffi à susciter l’engouement, illustrant la difficulté de traiter des sujets familiaux dans un contexte de divertissement grand public. Il reste à voir si le film pourra trouver une seconde vie via d’autres canaux, notamment en VOD ou sur la plateforme Disney+, qui pourrait offrir une meilleure exposition à un public plus ciblé.

Conséquences en France et avenir incertain
La déprogrammation d’Ella McCay en France a provoqué une onde de choc chez les fans et les professionnels du secteur. Aucune date alternative en salles n’a été annoncée, ce qui laisse planer un doute sur la stratégie de Disney concernant ce film dans l’Hexagone. La possibilité d’une sortie en vidéo à la demande (VOD) ou sur Disney+ est évoquée, mais aucune confirmation officielle n’a été communiquée à ce jour.
Cette incertitude affecte non seulement la promotion du film, mais aussi les attentes des spectateurs français, qui espéraient découvrir cette production sur grand écran. Le choix de ne pas maintenir la sortie en salles peut s’expliquer par la volonté de limiter les pertes financières et d’éviter un échec public visible, mais il souligne aussi les défis auxquels sont confrontés les distributeurs pour positionner des films qui ne rencontrent pas immédiatement leur public.
Dans ce contexte, il est intéressant de noter que d’autres productions Disney ont récemment privilégié la sortie simultanée en streaming et en salles, une stratégie qui pourrait être envisagée pour Ella McCay afin de maximiser son exposition tout en minimisant les risques. Toutefois, la décision finale dépendra probablement des résultats du film dans les prochaines semaines sur les plateformes numériques.
Contexte : stratégie Disney face aux flops récents
La déprogrammation d’Ella McCay s’inscrit dans une tendance plus large chez Disney, qui a récemment dû faire face à plusieurs flops commerciaux en 2025. La réactivité du studio à revoir sa stratégie de distribution témoigne d’une volonté de limiter les pertes et d’ajuster rapidement les plans en fonction des retours du marché. Cette approche pragmatique, bien que parfois décevante pour les fans, est devenue une norme dans un secteur où les enjeux financiers sont colossaux.
Parmi les autres cas récents, on peut citer des reports ou annulations en Europe de sorties initialement prévues, notamment dans le contexte du renouvellement des franchises emblématiques comme celles évoquées dans les actualités Disney récentes, telles que Pirates des Caraïbes 6 ou les suites de Vaiana 2 et Descendants.
Cette stratégie traduit également une adaptation à l’évolution des habitudes des consommateurs, qui privilégient de plus en plus les plateformes de streaming. Disney, en tant que géant du divertissement, doit ainsi jongler entre sorties traditionnelles en salles et offres numériques, afin de rester compétitif. La situation d’Ella McCay illustre donc parfaitement les tensions et les ajustements nécessaires dans ce contexte mouvant.

Conclusion
La déprogrammation d’Ella McCay en France à deux semaines de sa sortie prévue est un signal fort du revers subi par Disney face à un échec commercial majeur aux États-Unis. Malgré un casting prestigieux et le retour attendu de James L. Brooks, le film n’a pas réussi à convaincre ni la critique ni le public, enregistrant des chiffres de box-office désastreux. Cette situation met en lumière les défis croissants que rencontrent les studios traditionnels dans un marché cinématographique en pleine mutation.
Les conséquences pour la France restent incertaines, avec une sortie en salles abandonnée et une possible orientation vers la VOD ou Disney+, ce qui pourrait offrir une seconde chance au film. Plus largement, ce cas illustre la stratégie pragmatique de Disney, qui n’hésite plus à revoir ses plans rapidement pour limiter les pertes financières et s’adapter aux nouvelles attentes des consommateurs.
Pour les amateurs de cinéma et les professionnels, il s’agit d’un rappel que le succès n’est jamais garanti, même avec les meilleures équipes et un fort capital de marque. Pour suivre les dernières actualités sur les sorties Disney et les stratégies de distribution, vous pouvez consulter régulièrement les mises à jour sur les tarifs et programmations du cinéma Gaumont Disney Village, une référence pour les sorties Disney en France.






