Disney a pris la décision d’annuler les projets de série animée et de prequel live-action autour d’Indiana Jones suite à l’échec commercial retentissant de ‘Dial of Destiny’ en 2023. Cette série de revers s’accompagne du départ de Kathleen Kennedy de Lucasfilm et d’une réorientation stratégique privilégiant les franchises Star Wars et Marvel.
Points clés à retenir
- L’échec de ‘Dial of Destiny’ a enregistré des recettes décevantes malgré un budget conséquent et obtenu une note moyenne de 3,52 sur 5 sur Allociné, reflétant une réception tiède du public
- Deux projets majeurs annulés : une série animée sur la jeunesse d’Indiana Jones et un prequel live-action centré sur Abner Ravenwood ont été abandonnés directement après l’échec du film
- Changement de gouvernance chez Lucasfilm avec le départ de Kathleen Kennedy et une réorientation des priorités vers les franchises jugées plus rentables comme Star Wars
- Succès contrasté dans le jeu vidéo avec ‘Indiana Jones and the Great Circle’ qui a été bien accueilli, démontrant que la franchise conserve un potentiel dans d’autres formats
- Avenir incertain pour la saga avec un sixième film peu probable en raison de l’âge avancé d’Harrison Ford et des divisions autour d’un éventuel recasting du personnage emblématique

L’annonce du lancement du film ‘Indiana Jones et le Cadran de la Destinée’ en juin 2023 a suscité un grand enthousiasme parmi les fans de la célèbre franchise d’aventure, incarnée pendant des décennies par Harrison Ford. Pourtant, ce film s’est rapidement heurté à une réception commerciale et critique bien en deçà des attentes, marquant un tournant difficile pour l’avenir d’Indiana Jones. En effet, malgré un budget conséquent et une campagne marketing ambitieuse, le long-métrage a enregistré des recettes décevantes au box-office et une note moyenne de 3,52 sur 5 sur Allociné, reflétant une audience divisée et moins captivée que pour les opus précédents.
Ce revers majeur a eu des répercussions immédiates sur plusieurs projets dérivés importants, initialement envisagés pour élargir et renouveler l’univers de la franchise. Parmi ces projets figuraient une série animée consacrée aux jeunes années d’Indy, ainsi qu’un prequel live-action centré sur le personnage d’Abner Ravenwood, mentor et figure paternelle du héros. Leur annulation surprenante et rapide illustre l’impact direct de cet échec commercial sur les stratégies de développement de Lucasfilm et Disney.
Dans cet article, nous analyserons en détail les causes et conséquences du flop de ‘Indiana Jones et le Cadran de la Destinée’, l’abandon des deux séries promises, le départ de Kathleen Kennedy à la tête de Lucasfilm, ainsi que les perspectives incertaines qui pèsent aujourd’hui sur la franchise emblématique. Nous examinerons aussi les alternatives encore en vie, comme le succès du jeu vidéo ‘Indiana Jones and the Great Circle’, en contrepoint à la morosité audiovisuelle ambiante. Enfin, nous envisagerons les voies possibles pour un avenir incertain, entre risques de recasting et espoirs de relance via des médias plus modernes.
Échec commercial de ‘Indiana Jones et le Cadran de la Destinée’ : un coup dur pour la saga
Sorti en juin 2023, le cinquième volet officiel de la saga Indiana Jones visait à relancer la franchise à l’aube d’une nouvelle décennie. Cependant, malgré un budget élevé estimé à plusieurs centaines de millions de dollars et une distribution comprenant Harrison Ford dans le rôle emblématique, le film a produit des résultats très décevants pour un blockbuster moderne. La recette mondiale est restée loin des performances des précédents opus, ce qui a déconcerté à la fois les studios et les analystes. Plusieurs facteurs expliquent ce contretemps.
D’abord, l’usure naturelle de la marque et de son héros vieillissant a pu limiter l’engagement d’une audience plus jeune. Ensuite, la concurrence médiatique et le poids des franchises rivales ont fragmenté l’attention des spectateurs. Le retour d’Harrison Ford, près de quatre décennies après le premier film, a aussi ramené une image d’Indy moins dynamique, voire quelque peu dépassée par les standards modernes du cinéma d’aventure. Des critiques ont par ailleurs pointé un scénario moins inspiré et une trame narrative classique qui manquait d’originalité pour vraiment galvaniser la base de fans historique et capturer un nouveau public.
Cette réception mitigée se manifeste notamment dans les notes des spectateurs sur des plateformes comme Allociné où ‘le Cadran de la Destinée’ obtient une moyenne de 3,52 sur 5. Un chiffre qui, s’il n’est pas catastrophique, reflète une adhésion tiède comparée à l’enthousiasme habituel des blockbusters populaires. En dépit du travail de la production, la magie d’Indiana Jones semble s’être estompée, posant des questions sur la viabilité à long terme de la saga au cinéma.
Les studios Disney, propriétaires de Lucasfilm, ont dû rapidement évaluer les risques financiers futurs et adapter leur stratégie. Cette prudence s’est notamment traduite par l’arrêt immédiat de deux projets majeurs en développement, pourtant très attendus par les aficionados du héros. L’échec retentissant du film s’est donc avéré plus qu’un simple revers ponctuel : il a précipité une remise à plat complète des ambitions pour Indiana Jones.

Annulation des séries dérivées : l’univers étendu d’Indy en panne
Parmi les chantiers les plus prometteurs pour renouveler la franchise, deux séries Indiana Jones avaient été annoncées : une série animée explorant les exploits de la jeunesse intrépide d’Indy, ainsi qu’un prequel live-action consacré à Abner Ravenwood, personnage-clé du passé du héros. Ces deux projets incarnaient des tentatives de diversifier le contenu, avec des approches différentes visant à attirer un public élargi.
La série animée, très attendue, devait offrir un format léger et dynamique, car s’affranchissant des contraintes imposées par l’âge avancé d’Harrison Ford – alors âgé de 81 ans. Cette liberté aurait permis de présenter un Indy dépeint comme un aventurier sans limites physiques, capable d’exploits plus audacieux dans un ton parfois plus libre et créatif. Ce concept s’appuyait sur le succès d’autres productions modernes telles que ‘Star Wars : The Clone Wars’ ou ‘Marvel What If?’, qui avaient su revitaliser leurs univers respectifs via l’animation. Les fans, précisément, espéraient qu’une telle série insufflerait un vent nouveau à la mythologie Indy, renouant avec le plaisir et l’émerveillement des premières heures.
Malheureusement, suite à l’échec commercial du ‘Cadran de la Destinée’, Disney a décidé de geler ce projet d’animation. Le verdict fut sans appel : aucune nouvelle production ne verra le jour pour le moment, la priorité étant désormais donnée aux franchises jugées plus rentables comme Star Wars ou Marvel. Parallèlement, la série live-action sur Abner Ravenwood, mentor et figure paternelle d’Indiana Jones, a elle aussi été annulée. Ce prequel visait à enrichir la mythologie de la franchise en explorant la jeunesse et les origines du héros à travers les aventures de Ravenwood.
Un tel développement aurait permis d’étendre l’univers sans recaster le personnage principal, en misant plutôt sur un personnage secondaire clé. Néanmoins, la stratégie des studios a changé après ‘Dial of Destiny’ : l’engouement du public pour les récits liés à une franchise vieillissante semble insuffisant. Ces annulations symbolisent un coup d’arrêt brutal aux efforts d’expansion narratifs et mettent en lumière un manque d’appétit pour de nouveaux contenus autour d’Indiana Jones dans le paysage audiovisuel actuel.
Départ de Kathleen Kennedy et réorientation stratégique chez Lucasfilm
Le contexte complexe autour d’Indiana Jones ne s’arrête pas à un simple échec au box-office. Kathleen Kennedy, présidente de Lucasfilm depuis de nombreuses années et moteur des franchises Star Wars et Indiana Jones, a annoncé son départ imminent. Ce changement de gouvernance constitue une étape importante dans la gestion des propriétés intellectuelles du studio.
The Wrap a révélé que cette transition s’accompagne d’une révision profonde des priorités au sein de Lucasfilm, où l’accent est clairement mis sur les franchises à plus fort potentiel commercial immédiat, notamment Star Wars. Le fait qu’Indiana Jones ait vu ses projets phares être annulés illustre bien ce réalignement stratégique. Disney, en position de gestionnaire pragmatique, préfère concentrer ses ressources et investissements sur des sagas qui garantissent des retours rapides et significatifs, quitte à sacrifier certaines licences historiques dont le renouvellement semble plus incertain ou coûteux.
Cette gouvernance renouvelée a ainsi particulièrement fragilisé l’avenir d’Indiana Jones, qui n’a plus de projets en cours, hormis le maintien du long-métrage sorti en 2023 comme seule vitrine récente de la marque. Le départ de Kathleen Kennedy, bien que lourd de sens pour l’ensemble de Lucasfilm, sonne comme une confirmation que les franchises Star Wars continueront à dominer la scène, reléguant Indy au rang de produit secondaire.
Cette réalité rend de plus en plus improbable tout projet de relance ambitieuse, comme un sixième film ou une reprise importante de la saga au cinéma. La question du renouvellement du personnage principal, marqué par l’âge avancé d’Harrison Ford et les divisions au sein des fans quant à un éventuel recasting, reste un point épineux non résolu. Ainsi, la franchise semble entrer dans une phase de latence, sans nouvelle impulsion majeure pour le moment.

Succès relatif des jeux vidéo face aux échecs audiovisuels
Si les projets audiovisuels autour d’Indiana Jones stagnent, le domaine vidéoludique montre une dynamique plus positive. Le jeu ‘Indiana Jones and the Great Circle’, sorti récemment, a été bien accueilli par la critique et les joueurs, s’imposant comme un succès notable. Ce jeu d’aventure tirant profit de mécaniques modernes permet aux joueurs de s’immerger dans l’univers de la franchise, offrant une expérience interactive renouvelée autour du célèbre archéologue.
Son succès démontre qu’il existe encore une demande forte pour Indiana Jones, lorsqu’il est proposé dans un format adapté aux attentes contemporaines du grand public. Cette réussite constitue donc une option viable pour relancer la marque, en contournant les contraintes et risques liés à une production cinématographique de grande ampleur ou à des projets animés complexes.
Par ailleurs, le retrait des films originaux d’Indiana Jones de la plateforme Disney+ a renforcé la disparité entre les différentes formes d’exploitation de la franchise. En effet, ces films ayant été retirés en raison des droits détenus par Paramount, ‘Dial of Destiny’ reste aujourd’hui le seul film Indy facilement accessible sur la plateforme.
Cette situation dégrade la visibilité de la saga historique auprès du grand public, réduisant ainsi les opportunités de prolonger son succès par des nouveautés audiovisuelles. A contrario, le maintien des jeux vidéo dans l’écosystème digital attire un nouveau public et entretient la flamme chez les passionnés. Dans un contexte où Disney ajuste sa stratégie en fonction de la rentabilité à court terme, le numérique constitue donc un espace privilégié pour garder la franchise en vie.
Avenir sombre mais passion des fans durable : entre espoirs et incertitudes
Au regard des multiples annulations, du départ de Kathleen Kennedy et de la conjoncture économique actuelle, l’avenir d’Indiana Jones au cinéma et à la télévision apparaît très incertain. Un sixième film semble peu probable, tant le facteur âge d’Harrison Ford et la division des fans autour d’un éventuel recasting complexifient la démarche. La gouvernance renouvelée de Lucasfilm, alignée sur les logiques commerciales de Disney, ne paraît pas prête à prendre des risques pour une franchise vieillissante dont le potentiel maximal semble atteint.
Toutefois, les passionnés d’Indiana Jones, présents depuis les premiers films des années 1980, restent une communauté résiliente et mobilisée. Nombre d’entre eux continuent de croire en un possible retour alternatif de la saga, notamment via des formats plus modernes comme l’animation ou les jeux vidéo. Ces supports plus flexibles et adaptés aux attentes contemporaines des jeunes générations pourraient offrir une seconde jeunesse au héros, sans dépendre de l’image vieillissante d’Harrison Ford.
De plus, l’univers Indy, riche en mythologie et aventures, offre encore des pistes narratives inexploitées susceptibles d’intéresser les studios à moyen terme, notamment autour de personnages secondaires ou d’époques différentes. Pour cela, Lucasfilm devrait envisager une stratégie plus ouverte et innovante, intégrant de nouvelles voix créatives et une diversification des formats.
En attendant, Disney privilégie la rentabilité immédiate de ses franchises majeures, limitant les chances pour Indiana Jones de redevenir un pilier incontournable de la culture populaire. La survie de la franchise dépendra donc de sa capacité à s’adapter, à trouver des formes narratives et commerciales renouvelées. Les fans, eux, n’ont jamais renoncé à leur attachement et continueront sans doute à faire vivre la légende par leur passion et leur fidélité.

Conclusion
En conclusion, l’échec commercial de ‘Indiana Jones et le Cadran de la Destinée’ a eu un effet domino majeur sur toute la franchise, conduisant à l’annulation de projets ambitieux et à une révision profonde des priorités chez Lucasfilm sous Disney. Le départ de Kathleen Kennedy et la focalisation sur Star Wars accentuent cette tendance, mettant Indiana Jones en position secondaire. Malgré un paysage audiovisuel pessimiste, le succès du jeu vidéo ‘Indiana Jones and the Great Circle’ montre que la marque conserve un potentiel.
Les fans restent mobilisés, espérant une renaissance via des formats plus adaptés et un renouvellement créatif. Pour l’instant, la franchise entre dans une phase d’attente et de transition où seuls la passion du public et des choix stratégiques éclairés pourront décider de son avenir. Les amateurs d’aventures peuvent toutefois garder espoir : l’immense univers d’Indiana Jones, s’il est bien utilisé, pourrait bientôt renaître de ses cendres, parfois là où on l’attend le moins.





