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There’s a Great Big Beautiful Tomorrow : Une chanson née pour une attraction, pas pour un film

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18 Avril 1983 : Naissance de Disney Channel - Ca S'Est Passé Un... Disney dans l'histoire

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18 Avril 1983 : Naissance de Disney Channel - Ca S'Est Passé Un... Disney dans l'histoire

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There's a Great Big Beautiful Tomorrow : Une chanson née pour une attraction, pas pour un film

Toutes les chansons Disney ne sont pas nées pour accompagner un film. Certaines ont été créées pour raconter une vision, une philosophie. Parmi elles, il en existe une qui occupe une place tout à fait particulière parce qu’elle parle du futur. Largement méconnue du public français, elle a été composée pour une attraction qui n’a jamais existé en France : There’s a Great Big Beautiful Tomorrow.

Chapitre 1 : Une chanson née pour une attraction, pas pour un film

Lorsque Richard et Robert Sherman écrivent ce titre, ils ne travaillent pas pour un long métrage d’animation mais pour une attraction : Carousel of Progress, créée pour l’Exposition universelle de New York de 1964. Cette attraction faisait partie des grands projets que Walt Disney développa pour cette manifestation internationale.

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La chanson devait donc remplir une fonction bien précise : accompagner un spectacle consacré au progrès technologique, à l’électricité, aux innovations qui transforment le quotidien et à l’évolution de la société américaine. Elle devait surtout transmettre un message simple — le progrès est une bonne chose, le futur est enthousiasmant, et demain sera plus beau qu’aujourd’hui.

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Les frères Sherman, qui deviendront la signature musicale de l’univers Disney des années 1960, avaient là une mission particulière : créer un véritable slogan musical, capable d’être retenu dès la première écoute. Ils y sont parvenus de façon remarquable, grâce à une mélodie extrêmement simple et entraînante, presque une marche optimiste que l’on pourrait fredonner en avançant vers l’avenir.

Chapitre 2 : Carousel of Progress, un voyage à travers les décennies

L’attraction, créée pour l’Exposition universelle de 1964, est passée ensuite par Disneyland avant d’être transférée en Floride, où elle est aujourd’hui encore visible au Magic Kingdom de Walt Disney World.

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Le principe est original : le public est installé dans un théâtre circulaire qui tourne progressivement, et à chaque rotation, il découvre la même famille américaine à une époque différente — la fin du XIXe siècle, le début du XXe, puis les décennies suivantes, jusqu’à une vision du futur. À chaque tableau, ce sont les innovations technologiques qui améliorent progressivement la vie quotidienne qui sont mises en scène.

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Ce dispositif dépasse largement le simple divertissement. Walt Disney était convaincu que le progrès pouvait améliorer le monde et que l’avenir méritait d’être attendu avec enthousiasme, une conviction qui irrigue toute l’attraction. La chanson devient alors bien plus qu’un accompagnement musical : elle devient le résumé même de la pensée de son créateur.

Chapitre 3 : L’hymne personnel de Walt Disney

Après la disparition de Walt Disney en 1966, les frères Sherman expliquèrent qu’ils considéraient souvent cette chanson comme une sorte d’hymne personnel de Walt, tant elle reflétait son optimisme et sa vision du futur.

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Ce lien prend tout son sens lorsqu’on connaît son parcours : Walt Disney a passé sa vie à imaginer ce qui n’existait pas encore, des longs métrages d’animation à Disneyland en passant par les Audio-Animatronics. La chanson semble ainsi parler directement de lui.

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Elle raconte aussi, à sa manière, l’Amérique des années 1960 : une période où l’on croit énormément au progrès scientifique, entre premiers pas vers la conquête spatiale et arrivée de l’électroménager moderne. Tout cela nourrissait l’idée que le futur serait forcément meilleur. Notre rapport à l’avenir a changé depuis, marqué par des inquiétudes environnementales, économiques ou sociales — ce qui rend cette chanson d’autant plus touchante aujourd’hui, en nous rappelant une époque où l’optimisme était considéré comme une force. Car au fond, elle ne parle pas réellement de technologie : elle porte un message intemporel de confiance, une invitation à continuer d’avancer et de rêver.

Chapitre 4 : Une œuvre qui a dépassé son attraction d’origine

Portée par toutes ces qualités, la chanson a été réutilisée à plusieurs reprises dans l’histoire des parcs Disney. Associée bien sûr à Carousel of Progress, elle a également accompagné d’autres attractions liées au futur, comme Horizons ou Innoventions, toutes deux situées à Epcot.

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Si l’on devait la résumer en une phrase, on pourrait dire qu’elle est la traduction musicale d’une idée que Walt Disney n’a cessé de répéter toute sa vie : l’avenir appartient à ceux qui osent l’imaginer. Toutes ses créations reposent sur cette conviction — croire qu’il est possible de faire mieux, rêver plus grand, construire quelque chose qui n’existait pas la veille.

Et lorsque son refrain revient, encore et encore, il rappelle une chose essentielle : l’optimisme n’est pas de la naïveté. C’est un choix.