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Supercalifragilisticexpialidocious : imprononçable mais incontournable !

Si vous ne trouvez pas le mot qui fait mouche, il suffit d’en inventer un !  Voilà une évidence que le cinéma a compris.  Dans le monde de Disney, l’exemple le plus parlant est sûrement l’expression que Mary Poppins nous définit comme « quelque chose à dire quand on n’a rien à dire ». Supercalifragilisticexpialidocious.

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Une invention de musiciens

Ce mot improbable, on le doit aux fameux frères Sherman, les compositeurs fétiches de Walt Disney, alors qu’ils travaillaient sur la bande originale de Mary Poppins.  

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Ce ne sera d’ailleurs pas leur seule contribution au film, le duo étant présent aux moments clés de la production.  On pourrait presque les qualifier de véritables couteaux-suisses !

Retour sur ce film

Alors que Mary Poppins sort sur les écrans en 1964, l’histoire de ce film commence en 1938.  Walt Disney est alors l’heureux papa d’une fillette de 12 ans, Diane, qu’il voit s’amuser à la lecture d’un livre.  Mary Poppins de l’écrivaine australienne Pamela Lyndon Travers.  Non seulement, il sourit en voyant l’amusement de la fillette mais il s’étonne lorsque sa femme Lilian éclate de rire à la lecture du même roman.

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Il n’en faut pas plus pour que cela lui donne une idée.  Puisque ce livre réunit les générations, il ne peut être qu’un bon support à adapter en animation !

Des années à attendre

De l’idée à la création, il en a fallu du temps.  Essentiellement parce qu’il fallait d’abord convaincre l’auteure !

C’est que Pamela Lyndon Travers n’est pas une femme facile.  Elle est convaincue que l’originalité de son roman empêche toute transposition à l’écran.  Elle a d’ailleurs déjà refusé l’offre de Samuel Goldwyn.  

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Mais Walt n’est pas homme à se laisser abattre.  Il décide à l’approcher en 1944 alors qu’elle quitte Londres en guerre pour venir se réfugier à Manhattan. Là encore elle refuse de signer un contrat d’adaptation : Mary Poppins ne peut devenir un personnage animé !  Que soit !  Walt lui présente alors une adaptation mixte qu’elle accepte enfin 1946.

Victoire ?  Que nenni.  A nouveau, elle se rétracte au motif qu’elle n’a pas de regard sur le scénario.  Bref, ce petit jeu va durer pendant 14 années durant lesquelles le papa de Mickey multiplie les démarches et les offres !

Des conditions bien trempées

La détermination de Disney paie donc enfin.  Nous voilà au début des années ’60 et il a enfin les droits !  Pour cela, il a dû accepter bon nombre de conditions.  Pamela Travers veut choisir l’actrice qui interprètera le rôle de Mary Poppins.  Elle exige aussi d’avoir un droit de regard sur le scénario proposé.

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Que soit !  Walt est trop heureux d’accepter ces conditions même s’il a bien l’intention d’en contourner quelques-unes.  Ca y est.  Avril 1960, un premier accord est signé entre Disney et Pamela L. Travers !

Une adaptation soignée

L’adaptation peut enfin et le papa de Mickey ne veut rien laisser au hasard.  

Première étape : écrire le scénario.  Il demande à Bill Walsh et Don DaGradi, ses meilleurs scénaristes de s’y atteler.

Il avait aussi décidé d’en faire une comédie musicale.  La deuxième étape est alors, logiquement, de choisir les responsables de la composition.  Ce sont les frères Sherman qui se voient confier l’adaptation musicale.

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Première mission de l’équipe ainsi constituée : lire l’oeuvre de Pamela Travers et sélectionner les chapitres à mettre en images.  Ils tomberont d’accord sur les six extraits les plus emblématiques à porter à l’écran.

La musique avant l’histoire

Fait innovant, non seulement l’écriture musicale va précéder celle du scénario.  Puisque Walt voulait que le film raconte une histoire en musique, les chansons vont même guider le choix du scénario.  On peut donc dire que ce sont donc les Sherman qui ont véritablement construit l’idée et l’ambiance du film.  

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Ils assurent également la cohérence du récit.  Rappelons que les chapitres sélectionnés n’avaient pas vraiment de lien chronologique entre eux.  Pour unifier l’ensemble, ils vont alors imaginer que la nounou arrive parce que les enfants ont besoin d’elle.  Le lien entre les différentes scènes sera alors sa mission de renouer l’amour dans cette famille.

Changement d’époque

On leur doit aussi un changement d’époque pour le récit.  Le livre se passe dans les années 1933 à 1935, une époque sombre en Angleterre.  Les Sherman préfèreront la déplacer au début du 20ème siècle, où l’avenir semblait plus prometteur, et surtout qui leur permettait une écriture plus riche et innocente à la fois.

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C’est sur base des 24 compositions musicales que commence le travail des scénaristes et du réalisateur, Robert Stevenson.

L’actrice parfaite

Scénario écrit et chansons composées, il restait à trouver les acteurs puisque Disney s’était engagé à ne pas faire un film d’animation pure.  Là encore, les Sherman seront déterminants.

Ce sont eux qui ont conseillé à Walt Disney de proposer le rôle-titre à Julie Andrews qui triomphe à Broadway. 

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Elle qui est alors inconnue au cinéma hésite pourtant.  Elle convoite le rôle de My Fair Lady qui doit être adapté au cinéma par la Warner.  Mais le producteur lui préfèrera Audrez Hepburn.  

Faute de mieux, Julie Andrews accepte donc d’attraper le parapluie de Mary Poppins.  Et finalement, l’avenir lui a donné raison en lui apportant une merveilleuse revanche puisqu’elle rafle un Oscars et un Golden Globe, en coiffant Audrey Hepburn au poteau. 

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Elle ne manquera d’ailleurs pas de remercier Jack Warner de ne pas l’avoir choisie.  Un seul mot à dire : Supercalifragilisticexpialidocious !

Supercalifragilisticexpialidocious : Un mot improbable

Ce mot étrange fera, sans nul doute, le succès du film.  Sera-t-on étonné si on apprend que là encore, on peut remercier le duo de musiciens.

Selon les deux frères, ils avaient l’habitude, dans leur enfance, d’inventer les mots les plus longs possibles.   Alors, quand les journalistes interrogent Mary Poppins qui vient de remporter une course de chevaux peu orthodoxe, loin d’être à court de mot, ils lui font prononcer l’une de leur invention.  Supercalifragilisticexpialidocious.

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Mais que veut dire ce mot parfaitement atroce ?  Robert Sherman l’a expliqué ainsi :

  • Super veut dire en haut 
  • Cali, c’est la beauté 
  • Fragilistic pour ce qui est délicat 
  • Expiali parce qu’il faut expier 
  • Docious  pour quelque chose d’éducable. 

Et si la définition semble un peu tirée par les cheveux, on peut s’accorder à penser qu’il s’agit du seul mot capable d’exprimer le fantastique et le merveilleux.  Tout comme ce merveilleux film né de la ténacité d’un homme !

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