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Disney : Départ De Kristina Schake (communication) Après Iger, Au Moment Où Josh D’amaro Devient Pdg Le 18 Mars

Le départ de Kristina Schake, Chief Communications Officer de Disney, prend effet le 19 mars 2026, soit un jour seulement après la prise de fonction officielle de Josh D’Amaro en tant que nouveau PDG lors de l’assemblée annuelle des actionnaires du 18 mars. Cette transition soigneusement orchestrée marque la fin d’une ère de quatre années critiques où Schake a piloté la communication de Disney pendant les batailles d’activistes, la quête de profitabilité du streaming et le retour triomphal de Bob Iger.

Points clés à retenir

  • Le calendrier du départ de Schake, qualifié de ‘without cause’, offre à Josh D’Amaro une table rase pour constituer sa propre équipe dirigeante et affirmer son indépendance par rapport à l’ère Iger
  • Schake a orchestré avec succès les victoires décisives de Disney lors des votes par procuration contre les fonds activistes Nelson Peltz et Blackwells Capital en avril 2024, ainsi que l’annonce cruciale de la profitabilité de Disney+ au T3 2024
  • Son parcours atypique, de directrice communication mondiale d’Instagram à adjointe principale de la campagne de vaccination COVID-19 de l’administration Biden, lui a donné une expertise unique en gestion de crise et communication digitale
  • L’action Disney a gagné 1,6% à 106,08$ suite à l’annonce, témoignant de la confiance du marché dans cette clarification de la gouvernance alors que la société affiche une valorisation proche de 188 milliards de dollars
  • Le nouveau Chief Communications Officer devra passer d’un message de résilience et de ‘tremendous fixing’ à une narration centrée sur l’innovation et la croissance générationnelle sous le duo D’Amaro-Walden
Disney : Départ De Kristina Schake (communication) Après Iger, Au Moment Où Josh D'amaro Devient Pdg Le 18 Mars

Dans l’univers mouvant des géants du divertissement, les transitions de pouvoir s’accompagnent souvent de remaniements stratégiques au plus haut niveau. L’annonce du départ de Kristina Schake, Chief Communications Officer de The Walt Disney Company, le 24 février 2026, pour une prise d’effet le 19 mars, s’inscrit dans ce schéma classique mais n’en est pas moins lourde de symboles. Ce timing, soigneusement chorégraphié, place son exit à un jour seulement après la passation de pouvoir officielle de Bob Iger à son successeur, Josh D’Amaro, lors de l’assemblée annuelle des actionnaires. Cette coïncidence calendaire, loin d’être fortuite, dessine les contours d’une nouvelle ère pour l’empire aux oreilles rondes, marquée par un désir de renouveau et d’indépendance pour le nouveau leadership.

Le départ, qualifié de ‘without cause’ dans le filing 8-K déposé auprès de la SEC, déclenche un package d’indemnités substantiel, dernier rappel d’un contrat étendu à l’automne 2025 qui garantissait à Schake un salaire de base de 780 000 dollars, un bonus cible de 150% et des incitatifs à long terme pouvant atteindre 350%. Alors que Disney affiche une valorisation de près de 188 milliards de dollars et que son action gagne 1,6% à 106,08$ suite à l’annonce, le marché semble accueillir cette clarification dans la gouvernance.

Cet article se propose de décrypter les tenants et aboutissants de ce départ, en analysant ce qu’il signifie pour Josh D’Amaro désormais aux commandes, en retraçant le parcours tumultueux mais décisif de Kristina Schake durant quatre années critiques, et en évaluant les défis communicationnels et stratégiques qui attendent Disney dans un paysage médiatique en pleine révolution.

Un départ programmé : la fin d’une ère et le début d’une autre

Le calendrier du départ de Kristina Schake est un élément d’analyse central. Son annonce, intervenue le 24 février 2026, et sa date d’effet, le 19 mars, sont inextricablement liées à un autre événement majeur : l’assemblée annuelle des actionnaires de Disney, prévue le 18 mars. C’est à cette date que Bob Iger, après un retour mouvementé de moins de quatre ans, cède formellement les rênes de PDG à Josh D’Amaro, précédemment président du Disney Parks, Experiences and Products. Schake quitte donc le navire littéralement le lendemain de cette transition historique.

Cette séquence n’est pas anodine. Elle signale une volonté de tourner la page de manière nette et offre au nouveau PDG une table rase pour constituer son équipe dirigeante. Les observateurs s’accordent à voir en Schake une exécutive profondément loyale à Iger, dont elle a été l’un des piliers lors de son retour triomphal en novembre 2022. Son arrivée en avril 2022 s’était d’ailleurs produite en pleine période de turbulence sous la direction de Bob Chapek, et son mandat a été entièrement défini par l’agenda et les batailles d’Iger.

Le caractère ‘without cause’ de la termination, tel que documenté dans le formulaire réglementaire 8-K, est une clause standard mais significative dans les contrats de dirigeants de ce niveau. Elle active des dispositions de départ négociées, garantissant à Schake une sortie financièrement sécurisée. Le contrat renouvelé et étendu en octobre 2025 témoignait de la valeur qu’Iger lui accordait, avec une rémunération totale potentielle très substantielle. Les déclarations officielles publiées par Disney soignent les apparences. Bob Iger y loue ‘son expertise et son insight inestimables pendant une période des plus dynamiques de l’histoire de notre entreprise’.

De son côté, Kristina Schake exprime sa fierté d’avoir ‘contribué à stabiliser la réputation et l’activité de Disney’. Ces propos diplomatiques masquent à peine la réalité d’un changement de garde. Le contexte plus large de cette période est crucial : la nomination de D’Amaro au poste de PDG s’est faite en tandem avec celle de Dana Walden en tant que présidente créative, un duo chargé de conduire Disney vers une nouvelle phase de croissance après des années centrées sur la résolution de problèmes structurels, des batailles par procuration avec des investisseurs activistes comme Nelson Peltz, et la quête ardue de la rentabilité dans le streaming.

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Une transition stratégique sous le signe du ‘clean break’

L’expression ‘clean break’ ou rupture nette, employée par plusieurs analystes, résume bien la philosophie sous-jacente. Pour Josh D’Amaro, hériter de l’équipe de son prédécesseur, surtout dans un rôle aussi sensible et proche du PDG que la communication, pourrait entraver sa capacité à imprimer sa marque et à bâtir une relation de confiance totale avec son porte-parole principal. La directrice de la communication est souvent le reflet de la voix et des priorités du chef d’entreprise.

D’Amaro, dont le parcours s’est déroulé principalement dans l’exploitation des parcs à thème, un domaine très opérationnel et centré sur l’expérience client, pourrait souhaiter une approche communicationnelle différente, peut-être plus tournée vers la narration de la croissance future que vers la défense des acquis passés. Le départ de Schake lui offre cette liberté. Il intervient alors que Disney semble sortir d’une zone de turbulences intenses, avec une action en recovery depuis son plus bas sur 52 semaines à 80,10$ atteint en août 2024. Le marché a réagi positivement à l’annonce, y voyant peut-être un signe de clarification managériale et de détermination du nouveau PDG à prendre pleinement possession de son rôle.

Le parcours tumultueux de Kristina Schake : quatre années au cœur de la tempête Disney

Pour bien comprendre la portée de son départ, il faut revenir sur le mandat intense de Kristina Schake chez Disney, un parcours de seulement quatre ans mais d’une densité remarquable. Elle rejoint la société en avril 2022, initialement pour seconder Geoff Morrell, nommé quelques mois plus tôt au poste de chief corporate affairs officer. La situation est alors extrêmement tendue : Bob Chapek est aux commandes, Disney traverse des controverses politiques internes, et la confiance des parties prenantes est ébranlée.

Le départ surprise de Morrell seulement quatre mois après son arrivée propulse Schake, qui le remplace, au premier plan de la communication corporate dans une période de crise aiguë. Son baptême du feu se transforme en marathon stratégique avec le retour tonitruant de Bob Iger en novembre 2022, qui la confirme dans ses fonctions. Dès lors, elle devient l’un des architectes clés de la narration du ‘retour du roi’ et de la stabilisation du navire Disney.

Son équipe a dû gérer une séquence d’événements à haute pression qui ont défini l’ère Iger 2.0. Parmi les faits d’armes les plus notables, on compte la préparation et l’exécution de la communication autour des victoires décisives lors des votes par procuration (proxy fights) contre les fonds activistes Trian Fund Management (Nelson Peltz) et Blackwells Capital en avril 2024. Ces batailles, âprement disputées et très médiatisées, étaient cruciales pour l’avenir stratégique de Disney et la légitimité d’Iger.

La capacité de Schake à orchestrer un message clair en direction des investisseurs institutionnels et du public a été un atout majeur. Presque dans la foulée, elle a dû piloter l’annonce tant attendue de la profitabilité de Disney+ à l’échelle du groupe au troisième trimestre de l’année fiscale 2024, un jalon psychologique essentiel après des années de pertes abyssales dans le streaming. L’intégration complète de Hulu sous la bannière Disney, un processus complexe sur les plans juridique et consommateur, est également passée par son département.

Au-delà de ces dossiers brûlants, son portefeuille couvrait un spectre impressionnant de milestones corporates. Elle a participé à l’annonce du développement d’un nouveau parc à thème à Abou Dhabi, au lancement stratégique de la version direct-to-consumer (DTC) d’ESPN, et au déploiement de la communication interne et externe sur les restructurations et les réductions de coûts. Bob Iger lui-même a qualifié cette période de ‘tremendous fixing’ (réparation intense), marquée par des changements profonds dans toute l’industrie.

Le rôle de Schake dépassait la simple relation presse ; elle agissait en tant que conseillère stratégique du PDG et du board of directors pour assurer la clarté et la cohérence du message à tous les niveaux : employés, partenaires, investisseurs et consommateurs. Son travail a consisté à réparer et à renforcer la réputation d’une entreprise dont la magie avait été sérieusement égratignée, en alignant étroitement la stratégie de communication sur les impératifs business de redressement.

Le logo Disney+ est centré sur un fond bleu, entouré de divers titres de films des Marvel Studios, soulignant la disponibilité de la technologie Dolby Vision en Europe.

L’expertise distinctive de Schake : de la Maison Blanche à Instagram, puis Disney

La force de Kristina Schake résidait dans un parcours professionnel atypique qui fusionnait politique de haut vol, technologie et médias sociaux. Avant son arrivée chez Disney, elle avait déjà accumulé une expérience rare. Son profil a été forgé dans des creusets d’influence majeurs. Elle a d’abord été directrice de la communication mondiale pour Instagram, une plateforme appartenant à Meta. À ce poste, elle a appris à manier les codes de la communication à l’ère des réseaux sociaux, à comprendre les communautés en ligne et à gérer la narration d’un produit utilisé par des milliards de personnes. Cette expérience s’est avérée inestimable pour appréhender le paysage médiatique fragmenté dans lequel évolue Disney.

C’est cependant son passage au service de l’administration Biden qui a véritablement démontré ses capacités en situation de crise nationale. En 2021, elle a été nommée par le président Joe Biden pour devenir l’adjointe principale en communication de la campagne de vaccination contre la COVID-19. Sa mission : gérer la communication publique fédérale sur un sujet de santé publique d’une complexité et d’une sensibilité extrêmes, face à la désinformation et à la méfiance d’une partie de la population.

Ce rôle exigeait une coordination avec de multiples agences gouvernementales, la construction d’une confiance avec des publics divers et la simplification de messages scientifiques complexes. Cette capacité à orchestrer une communication claire, rassurante et efficace sur un enjeu de société majeur a certainement attiré l’attention de Bob Iger, qui cherchait une communicante capable de guider Disney à travers ses propres tempêtes.

Cette double casquette, tech et politique/public, lui a permis d’aborder les défis de Disney avec une perspective unique. Elle n’était pas issue du sérail traditionnel du divertissement ou de la finance de Wall Street. Son leadership en communication se concentrait sur la gestion des attentes et des relations avec l’ensemble des stakeholders.

Chez Disney, cela signifiait parler aussi bien aux cast members (employés) inquiets des restructurations qu’aux investisseurs préoccupés par la marge du streaming, ou aux familles se questionnant sur le contenu proposé sur Disney+. Son impact durable, tel que souligné dans le communiqué officiel, réside dans l’alignement plus serré qu’elle a instillé entre les fonctions communication et les objectifs business globaux de l’entreprise, instaurant une discipline et une cohérence qui manquaient peut-être auparavant.

Implications et défis pour Disney sous l’ère D’Amaro

Le départ de Kristina Schake ouvre un chapitre crucial pour Josh D’Amaro. Sa priorité immédiate sera de nommer un nouveau Chief Communications Officer qui partage sa vision et avec qui la chimie sera parfaite. Cette personne héritera d’un département renforcé mais devra faire face à un environnement médiatique et concurrentiel en évolution rapide.

Disney, bien que stabilisé, n’a pas résolu tous ses défis. La transition stratégique, désormais, ne se résume plus à du ‘fixing’ mais à de la croissance générationnelle. D’Amaro et Dana Walden, la nouvelle présidente créative, portent la lourde responsabilité de redynamiser les franchises créatives, d’optimiser les parcs à thème face à des coûts d’investissement élevés, et de maintenir la trajectoire de rentabilité du streaming tout en innovant face à des modèles émergents.

La confiance du marché en ce nouveau duo est palpable, comme en témoigne la réaction positive des actions, mais les obstacles persistent. Le secteur du streaming reste férocement concurrentiel, avec des acteurs comme Netflix toujours dominants et de nouveaux venus ou modèles (comme TikTok de ByteDance, perçu comme une menace pour le temps d’attention des jeunes publics) en embuscade.

Les parcs à thème, bien que rentables, doivent justifier des investissements colossaux et s’adapter aux attentes changeantes des visiteurs. L’intelligence artificielle représente à la fois une opportunité de création et d’efficacité opérationnelle, et une source de disruption potentielle pour les métiers créatifs. La nouvelle équipe de communication devra articuler une narration convaincante sur ces fronts multiples, en passant d’un message de résilience à un message d’innovation et de leadership futur.

Le contexte de l’annonce, avec des actions en hausse et une valorisation qui se rapproche des 200 milliards de dollars, offre un coussin de confiance à D’Amaro. La recovery depuis le bas d’août 2024 montre que les mesures correctives d’Iger ont porté leurs fruits. Le défi communicationnel consistera désormais à maintenir cette dynamique, à gérer les attentes trimestrielles des investisseurs sans sacrifier la vision long terme, et à continuer d’inspirer les équipes internes. Schake quitte, selon ses mots, avec un ‘tremendous respect’ pour l’entreprise et ses collègues. Son héritage est celui d’une période de consolidation et de défense réussie du modèle Disney. Le prochain CCO devra être l’architecte de la narration de la reconquête et de l’expansion.

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Conclusion : Une page qui se tourne, un nouveau récit à écrire

Le départ de Kristina Schake de The Walt Disney Company marque bien plus qu’un simple changement de dirigeant. Il symbolise la fin définitive de l’ère Iger dans sa phase de retour et de redressement, et l’affirmation pleine et entière de Josh D’Amaro comme PDG autonome, désireux de s’entourer de ses propres lieutenants.

Son parcours, bien que court, a été décisif : elle a piloté la communication pendant une des périodes les plus tumultueuses de l’histoire récente de Disney, naviguant entre les batailles d’activistes, la quête de profitabilité du streaming, et la réparation de la réputation de la marque. Son expertise, forgée à l’intersection de la tech, de la politique et de la gestion de crise, a apporté un alignement stratégique précieux entre les messages et les actions de l’entreprise.

Pour Disney, la transition vers l’ère D’Amaro s’effectue sur des bases assainies. Les défis, cependant, se sont transformés plus qu’ils n’ont disparu. La nouvelle équipe dirigeante, avec Dana Walden à la création, doit maintenant écrire le chapitre de la croissance, de l’innovation et du renouvellement des franchises. Le successeur ou la successeure de Kristina Schake aura pour tâche capitale de façonner et de porter ce nouveau récit, en construisant sur la stabilité retrouvée pour projeter une vision d’avenir captivante.

La réaction positive du marché à cette transition suggère que les investisseurs sont prêts à suivre cette nouvelle direction. L’histoire de Disney est une succession de cycles et de renaissances. Le départ de sa communicante en chef clôt un cycle de consolidation. L’ouverture qui suit est celle de la prochaine grande aventure pour l’une des entreprises de divertissement les plus iconiques au monde, où la magie devra une fois de plus se réinventer pour capturer les cœurs et les écrans des générations futures.

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