L’année 2025 s’avère particulièrement difficile pour les franchises Disney, avec le Marvel Cinematic Universe qui enchaîne trois échecs commerciaux consécutifs au box-office, Captain America: Brave New World étant le plus gros flop avec seulement 415 millions de dollars pour un budget de 180 millions. Dans le même temps, l’univers Star Wars mise sur le streaming pour rebondir, la saison 2 d’Andor apparaissant comme le principal espoir de la franchise après une année marquée par un effondrement global du box-office superhéroïque, passé de 7 milliards en 2018 à seulement 2 milliards en 2025.
Points clés à retenir
- Les trois films Marvel de 2025 (Captain America: Brave New World, Thunderbolts et Fantastic Four: First Steps) ont tous performé en-dessous des attentes, avec des recettes respectives de 415, 370 et 521 millions de dollars
- Le box-office superhéroïque mondial s’est effondré, passant de 7 milliards de dollars en 2018 à seulement 2 milliards en 2025, illustrant une fatigue du public pour ce genre
- Le marché cinématographique global reste en déclin avec 8,83 milliards de dollars de recettes domestiques en 2025, sous la barre des 9 milliards pour la deuxième année consécutive
- D’autres blockbusters majeurs comme Superman (DC), Wicked: For Good et Mission: Impossible ont également connu des performances décevantes en 2025
- La saison 2 d’Andor représente le principal espoir pour la franchise Star Wars, qui mise désormais davantage sur le streaming que sur les sorties cinématographiques

Le MCU en crise : trois films 2025 décevants au box-office
Depuis plus d’une décennie, le Marvel Cinematic Universe (MCU) a dominé le paysage cinématographique mondial, cumulant des milliards de dollars au box-office et capturant l’imaginaire de millions de fans. Pourtant, l’année 2025 marque une rupture notable pour la franchise, avec plusieurs sorties majeures qui n’ont pas rencontré le succès escompté. Parmi elles, Captain America: Brave New World se distingue tristement comme le plus gros flop financier du MCU en 2025, avec un revenu mondial de seulement 415 millions de dollars.
Avec un budget de production estimé à 180 millions de dollars, ce film aurait dû générer un retour nettement plus important pour être considéré rentable. Pourtant, malgré un investissement marketing supplémentaire d’environ 100 millions de dollars, il ne parvient qu’à se hisser au 7e rang des films MCU les moins rentables. Cette contre-performance est d’autant plus marquante que les attentes autour de ce personnage emblématique étaient élevées, notamment après plusieurs années d’absence relative dans la franchise.
Mais Captain America n’est pas le seul à décevoir. Thunderbolts, avec ses 370 millions de dollars de recettes mondiales, et Fantastic Four: First Steps, qui totalise 521 millions, complètent un bilan mitigé pour Marvel Studios. Ces chiffres, bien qu’impressionnants en apparence, restent en deçà des standards habituels du MCU, qui avait généré à lui seul plus de 7 milliards de dollars en 2018. Comparativement, l’ensemble des films superhéroïques Marvel ne totalise que 2 milliards en 2025, une chute spectaculaire qui inquiète les observateurs du secteur.
Dans cet article, nous analyserons en détail cette crise du MCU en 2025, en examinant les performances des films Marvel, l’effondrement global du box-office superhéroïque, la tendance au déclin du marché cinématographique, ainsi que le contexte plus large des blockbusters cette année-là. Nous terminerons par une perspective historique sur la franchise MCU et ses défis futurs.
L’effondrement du box-office superhéroïque mondial
Le phénomène superhéroïque, qui avait atteint son apogée à la fin des années 2010, connaît un sérieux coup de frein. À l’échelle mondiale, les recettes générées par les films de ce genre sont passées de près de 7 milliards de dollars en 2018 à seulement 2 milliards en 2025. Cette diminution drastique illustre un désintérêt croissant du public pour les productions superhéroïques, ou du moins une saturation de l’offre.
Les prévisions pour 2026 laissent entrevoir un léger rebond à plus de 3 milliards de dollars, mais ce chiffre reste nettement inférieur aux niveaux pré-pandémie. Ce phénomène s’accompagne d’une réduction notable du nombre de films superhéroïques produits chaque année. Les studios semblent désormais plus prudents, préférant concentrer leurs efforts sur un nombre restreint de projets plutôt que de multiplier les sorties, souvent au détriment de la qualité et de l’originalité.
Cette tendance traduit une nouvelle normalité pour l’industrie. La forte domination des films superhéroïques, qui semblait inébranlable, est désormais remise en question par des facteurs structurels. Le public, lassé par des scénarios répétitifs et des univers parfois trop complexes, se tourne vers d’autres formes de divertissement, notamment le streaming. Cette évolution est aussi marquée par un changement dans les habitudes de consommation des spectateurs, qui privilégient la flexibilité et la diversité des contenus offerts par les plateformes numériques.

Un marché cinématographique en déclin persistant
Le déclin du box-office ne se limite pas au seul genre superhéroïque. En 2025, le box-office domestique américain a enregistré des recettes totales de 8,83 milliards de dollars, restant en deçà de la barre symbolique des 9 milliards pour la deuxième année consécutive. Cette situation reflète une tendance inquiétante pour les salles de cinéma, qui peinent à retrouver la fréquentation d’avant la pandémie.
En comparaison, l’année 2024 avait déjà affiché une baisse de 5% par rapport à 2023, avec des recettes de 8,6 milliards de dollars. Plusieurs facteurs expliquent cette dégradation continue. Les sorties décevantes tout au long de l’année n’ont pas réussi à attirer un large public, tandis que l’été cinématographique, traditionnellement porteur, a été particulièrement faible. Par ailleurs, la concurrence du streaming, avec des sorties simultanées ou en exclusivité sur les plateformes, contribue à détourner les spectateurs des salles.
Face à cette situation, les attentes des exploitants et des studios se sont révisées à la baisse. Il devient clair que le modèle économique des salles de cinéma doit s’adapter à une réalité où une diminution permanente des revenus semble inévitable. Cette évolution invite à repenser la stratégie de sortie des films, la programmation, ainsi que l’expérience offerte aux spectateurs pour rester attractif.
Les trois films Marvel 2025 en détail
Pour mieux comprendre la crise actuelle du MCU, il est pertinent d’examiner en détail les performances des trois films principaux sortis en 2025.
- Captain America: Brave New World a été produit avec un budget conséquent de 180 millions de dollars. Malgré cela, ses recettes mondiales se sont limitées à 415 millions, ce qui en fait la pire performance relative parmi les sorties Marvel cette année-là. Ce résultat décevant soulève des questions sur le choix de la direction artistique, le scénario et la promotion du film.
- Thunderbolts, avec un budget similaire de 180 millions, a généré 370 millions de dollars. Cette deuxième déception majeure confirme que le public est moins réceptif aux nouveaux concepts ou aux équipes moins connues, malgré l’attente initiale.
- The Fantastic Four: First Steps, avec un budget légèrement supérieur de 200 millions, s’en sort mieux avec 521 millions. Toutefois, ce succès relatif reste insuffisant pour atteindre le top 10 mondial et ne compense pas les contre-performances des autres films. Il s’agit néanmoins d’un signe encourageant pour une franchise longtemps attendue par les fans.
Aucun de ces films n’a atteint les standards historiques de rentabilité du MCU, ce qui souligne une saturation du marché et un possible désintérêt pour certaines franchises. L’analyse de ces résultats invite les studios à repenser leur approche, en valorisant davantage l’innovation et la qualité narrative.

Contexte plus large : un 2025 difficile pour les blockbusters
Le MCU n’est pas le seul à connaître des difficultés en 2025. D’autres franchises majeures ont également enregistré des performances en deçà des attentes, contribuant à une année globalement décevante pour les blockbusters.
- Superman (DC) a rapporté 616,7 millions de dollars, un chiffre inférieur à celui de Man of Steel en 2013, qui avait généré 668 millions. Cette baisse illustre les défis rencontrés par l’univers DC, souvent comparé au MCU pour son impact au box-office.
- Wicked: For Good, suite très attendue, n’a récolté que 504 millions, loin derrière les 758,7 millions du premier film. Cette chute met en lumière la difficulté à maintenir l’engouement sur des franchises musicales ou fantastiques.
- Mission: Impossible – The Final Reckoning a aussi vu ses recettes diminuer, avec 598,7 millions contre 791,1 millions pour Fallout. Cette tendance à la baisse affecte même les franchises bien établies.
En octobre 2025, la situation s’est aggravée avec plusieurs échecs notables, notamment Tron: Ares et le film d’animation Pixar’s Elio, qui n’ont pas réussi à dépasser les 154,2 millions de dollars. Ces flops successifs ont accentué la « saignée » dans les salles, forçant les distributeurs à revoir leurs stratégies.
La franchise MCU en perspective historique
Pour comprendre l’ampleur du changement, il est utile de replacer le MCU dans son contexte historique. Depuis son lancement en 2008, la franchise a cumulé plus de 32 milliards de dollars en revenus mondiaux, établissant une décennie de domination incontestée au box-office, notamment entre 2008 et 2018.
L’apogée de cette réussite s’est matérialisée avec Avengers: Endgame, qui a rapporté 2,72 milliards de dollars, un record mondial. Ce succès phénoménal a symbolisé la puissance du modèle Marvel, combinant univers étendu, personnages attachants et scénarios bien construits.
Cependant, 2025 marque une rupture claire. La chute progressive des revenus depuis plusieurs années illustre un phénomène de saturation du marché et de fatigue d’audience. La concurrence accrue du streaming, avec des plateformes proposant un accès immédiat à un large éventail de contenus, a également contribué à détourner une partie du public des salles traditionnelles.
Pour aller plus loin sur la façon dont les univers cinématographiques peuvent évoluer et s’adapter, il est intéressant de comparer ces dynamiques avec d’autres franchises emblématiques. Par exemple, découvrez l’histoire d’une quête initiatique dans Star Wars ou explorez comment la musique de John Williams a façonné l’univers Star Wars. Ces exemples montrent que l’innovation narrative et la richesse thématique restent des clés pour revitaliser les franchises.
De plus, la complexité croissante des univers partagés, comme celle du MCU, peut parfois perdre une partie du public, comme le souligne l’analyse de Loki et son rêve de régner sur Asgard. Le défi est donc de trouver un équilibre entre fidélité aux fans et accessibilité pour les nouveaux venus.

Conclusion
En 2025, le MCU traverse une crise notable, illustrée par les performances décevantes de ses trois films majeurs. Cette situation s’inscrit dans un contexte plus large de déclin du box-office superhéroïque et cinématographique mondial, marqué par une baisse des recettes, une saturation du marché et une concurrence accrue du streaming. Les blockbusters, même hors MCU, connaissent des difficultés similaires, soulignant une tendance structurelle difficile à inverser.
Pour le MCU, cette période difficile invite à une réflexion profonde sur sa stratégie créative et commerciale. Il devient essentiel d’innover, de proposer des récits plus originaux et de repenser l’expérience cinématographique pour reconquérir un public exigeant et volatile. L’histoire récente montre que les franchises capables de se renouveler, comme celles de Star Wars, trouvent des pistes pour rester pertinentes et attractives.
Les prochains mois seront décisifs pour Marvel Studios et l’ensemble de l’industrie. En attendant, les amateurs de superhéros peuvent continuer à suivre l’évolution du genre, en gardant à l’esprit que le cinéma est un art en perpétuelle transformation.
Pour approfondir votre connaissance des univers cinématographiques et de leurs influences, n’hésitez pas à consulter nos articles sur les influences qui conduiront à Star Wars ou sur les similitudes musicales dans Star Wars. Ces analyses offrent un éclairage précieux sur les mécanismes de succès des grandes sagas contemporaines.




